Charte de déontologie

Quotidien Libre est un média fondé par des journalistes et dont la ou le directeur est un journaliste. Sa mission est d’être au service du droit de savoir et de la liberté de dire, dans une volonté d’exprimer la vérité des faits et du pluralisme des opinions. L’information étant son cœur de métier, les valeurs qui inspirent cette Charte de déontologie destinée aux journalistes engagent toutes celles et tous ceux qui sont partie prenante à son activité et ses membres.

1- Déclarations d’intérêts

Quotidien Libre ne publie que des informations généralistes, systématiquement vérifiées auprès de plusieurs sources. Les intérêts particuliers et les agendas personnels de celles et ceux qui informent notre média doivent être compris par ses journalistes afin de ne pas tomber dans le piège d’éventuelles manipulations. Mais les intentions de ces sources ne doivent pas empêcher la publication des informations qu’elles apportent, si la rédaction estime qu’elles permettent d’améliorer l’information du public et d’éclairer le jugement des citoyen·ne·s. Les journalistes de Quotidien Libre protègent leurs sources et s’interdisent catégoriquement de les révéler à quiconque, y compris les autorités judiciaires, lorsque des informations leur ont été transmises sous couvert de la confidentialité. Une fois un article publié sur le journal, toute correction ou modification significative doit être signalée à redaction@quotidien-libre.fr. Tout article posté sur le média peut faire l’objet d’un droit de réponse.

2- Cadeaux, voyages de presse et frais de bouche

Au sein de Quotidien Libre, les journalistes peuvent accepter des cadeaux ou avantages, direct ou indirect, sans que cela interfère dans leur travail éditorial. Les journalistes participent à des voyages payés par des entreprises privées ou publiques. Certains voyages, en particulier ceux organisés à destination de la presse pour suivre des déplacements officiels (politique) ou dans le cadre de sujets culturels (gastronomie, tourisme, luxe) font l’objet d’une dérogation accordée par le directeur de la rédaction. Sauf contre-ordre, les journalistes de Quotidien Libre s’obligent à publier obligatoirement un article à la suite d’un évènement ou d’un voyage de presse, où l’un·e de ses journalistes aurait été invité·e.

3- Intervention des journalistes dans l’espace public

La liberté d’opinion des journalistes de Quotidien Libre est totale. L’expression publique de cette opinion ne doit pas porter atteinte aux intérêts de son média, conformément à la convention collective des journalistes. Elles, ils peuvent être sollicité·e·s pour intervenir lors des réunions publiques organisées par des associations, des collectifs et des institutions, à l’occasion de rassemblements et/ou de manifestations. Chaque journaliste est libre de participer à des événements de cette nature et de signer des pétitions, à condition que ce soit en son nom propre et non pas en sa qualité de journaliste chez Quotidien Libre.

4- Expression sur les réseaux sociaux

Les collaborateur·ice·s de Quotidien Libre sont libres de s’exprimer comme ils l’entendent sur les réseaux sociaux, dans le respect de la liberté d’expression (article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse), et en s’interdisant d’une part la diffamation et l’injure ; d’autre part les propos appelant à la haine (apologie de crimes contre l’humanité, propos antisémites, racistes ou homophobes). Les journalistes doivent cependant s’exprimer en gardant à l’esprit qu’elles et ils travaillent au sein d’un collectif et que partager publiquement une opinion personnelle peut entraîner des conséquences sur l’image de Quotidien Libre. En cas de non-respect de la charte des journalistes, les problèmes déontologiques en découlant seront examinés par la direction éditoriale et l’ensemble de la rédaction de Quotidien Libre.

5- Charte des devoirs professionnels des journalistes

Un journaliste, digne de ce nom, prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes ; tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ; ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d’honneur professionnel ; n’accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle ; s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque ; ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière ; cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque ; ne sollicite pas la place d’un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures ; garde le secret professionnel ; n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ; revendique la liberté de publier honnêtement ses informations ; tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ; ne confond pas son rôle avec celui du policier.

6- Déclaration des devoirs et des droits des journalistes

Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain. Ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes. Leurs responsabilités vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics. La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulés ici. Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrètes de la dignité professionnelle sont réalisées.

Enfin, la liberté de la presse n’est pas un privilège des journalistes, mais un droit des citoyens. Le droit à l’information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu’à la diversité des opinions est une liberté fondamentale de tout être humain. Sans information libre sur la réalité, ambitieuse dans ses moyens et pluraliste dans ses fins, il ne saurait y avoir d’authentique délibération démocratique. Régime de tous les citoyens, sans privilège de naissance, de diplôme ou de fortune, une véritable démocratie suppose que tous soient pareillement informés pour être libres dans leurs choix et autonomes dans leurs décisions. De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes. Leur première obligation est à l’égard de la vérité des faits. Leur première discipline est la recherche d’informations vérifiées, sourcées et contextualisées. Leur première loyauté est envers les citoyens et prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.