Le mardi 9 mars dernier, Michel Onfray et Stéphane Simon organisaient une soirée de présentation du quatrième numéro de Front Populaire, consacré à l’immigration. A cette occasion, le philosophe est revenu sur le concept de « grand remplacement ».
C’est une notion qui, jour après jour, semble gagner de plus en plus d’esprits. Le mardi 9 mars dernier, à l’occasion de la présentation du quatrième numéro de Front Populaire, Michel Onfray est revenu sur la très controversée notion de « grand remplacement ». Au cours de cette soirée, le philosophe entreprenait en effet de montrer que le grand remplacement est une réalité souvent démontrée. Michel Onfray a commencé par rappeler que le terme est apparu pour la première fois… dans un rapport de l’ONU de 2001. Celui-ci présentait la « migration de remplacement » comme une solution au vieillissement des populations européennes. Le philosophe a ensuite fait référence aux travaux de la démographe Michèle Tribalat, et de certaines tribunes de militants indigénistes se réclamant du « grand remplacement ».
Grand remplacement ethnique et spirituel ?
« Notre problème est de revenir aux faits », a continué le philosophe. « Y a-t-il un grand remplacement ? L’ONU dit « oui », la démographie dit « oui », les indigénistes disent « oui », et quand Renaud Camus dit « oui », on répond « non, c’est un fasciste » », a assené le patron de Front Populaire. Et ce dernier est même allé plus loin, en évoquant un « grand remplacement spirituel ». « L’effondrement du judéo-christianisme est évident », a précisé Michel Onfray, tandis qu’une « spiritualité de substitution en pleine forme, l’islam », accroit son influence en France et en Europe. Une prise de position risquée, pour les équipes de Front Populaire, qui ajoutent qu’évoquer ce genre de thématique revient à se « carboniser » et à se condamner à « une mort sociale ».