vendredi 20 septembre 2019
I      Édition de la journée                                                                                                                           Recevoir nos newsletters  •  Nous suivre sur les reseaux sociaux

Charte de déontologie

FG éditions / Quotidien Libre est une entreprise de presse fondée par des journalistes et dont la ou le directeur·ice est un·e journaliste. Sa mission est d’être au service du droit de savoir et de la liberté de dire, dans une volonté d’exprimer la vérité des faits et du pluralisme des opinions. L’information étant son cœur de métier, les valeurs qui inspirent cette Charte de déontologie destinée aux journalistes engagent toutes celles et tous ceux qui sont partie prenante à son activité, ses membres, ses dirigeantes et ses dirigeants.

  1. Déclarations d’intérêts

FG éditions ne publie sur son journal web Quotidien Libre que des informations généralistes, systématiquement vérifiées auprès de plusieurs sources. Les intérêts particuliers et les agendas personnels de celles et ceux qui informent notre média doivent être compris par ses journalistes afin de ne pas tomber dans le piège d’éventuelles manipulations. Mais les intentions de ces sources ne doivent pas empêcher la publication des informations qu’elles apportent, si la rédaction estime qu’elles permettent d’améliorer l’information du public et d’éclairer le jugement des citoyen·ne·s. Les journalistes de Quotidien Libre protègent leurs sources et s’interdisent catégoriquement de les révéler à quiconque, y compris les autorités judiciaires, lorsque des informations leur ont été transmises sous couvert de la confidentialité. Une fois un article publié sur le journal, toute correction ou modification significative doit être signalée à redaction@quotidien-libre.fr. Tout article posté sur le média peut faire l’objet d’un droit de réponse, à publier dans les trois jours suivant son envoi.

  1. Cadeaux, voyages de presse et frais de bouche

Au sein de FG éditions, les journalistes de Quotidien Libre peuvent accepter des cadeaux ou avantages, direct ou indirect, sans que cela interfère dans leur travail éditorial. Elles et ils participent à des voyages payés par des entreprises privées ou publiques. Certains voyages, en particulier ceux organisés à destination de la presse pour suivre des déplacements officiels (politique) ou dans le cadre de sujets culturels (gastronomie, tourisme, luxe) font l’objet d’une dérogation accordée par la direction éditoriale. Sauf contre-ordre, les journalistes de Quotidien Libre s’obligent à publier obligatoirement un article à la suite d’un évènement ou d’un voyage de presse, où l’un·e de ses journalistes aurait été invité·e.

  1. Intervention des journalistes dans l’espace public

La liberté d’opinion des journalistes de Quotidien Libre est totale. L’expression publique de cette opinion ne doit pas porter atteinte aux intérêts de FG éditions et de son média, conformément à la convention collective des journalistes. Elles et ils peuvent être sollicité·e·s pour intervenir lors des réunions publiques organisées par des associations, des collectifs et des institutions, à l’occasion de rassemblements et/ou de manifestations. Chaque journaliste est libre de participer à des événements de cette nature et de signer des pétitions, à condition que ce soit en son nom propre et non pas en sa qualité de journaliste à Quotidien Libre.

  1. Ménages et autres activités parallèles

Les journalistes de Quotidien Libre ne peuvent pas accepter pour la rédaction de leurs articles d’autres salaires ou avantages que ceux que peuvent leur assurer l’entreprise, conformément à la convention collective des journalistes. En revanche, ils peuvent présenter sous la forme publi-rédactionnelle l’éloge d’un produit, d’une entreprise, à la vente ou à la réussite desquels il est matériellement intéressé, à condition d’avoir reçu un ou des échantillons des produits concernés, dédommagements en nature ou facturé.

  1. Piges

Les journalistes de Quotidien Libre doivent demander au Directeur éditorial l’autorisation de réaliser des piges à l’extérieur de la rédaction. Toute activité régulière, qu’elle soit rémunérée ou non, doit faire l’objet d’un accord préalable de la direction du journal.

  1. Contributions extérieures

Les journalistes et collaborateur·ice·s de Quotidien Libre sont libres d’écrire des livres, de participer à la réalisation de films, etc. Ces productions ne pourront pas être réalisées sur le temps de travail. Elles et ils informent la direction éditoriale de la signature du contrat d’auteur·e et/ou de réalisateur·ice, et de la date de sortie prévue. Si ces productions comprennent une information exclusive -ce que les journalistes ne savent pas nécessairement au moment de la signature de leur contrat-, ils doivent en avertir la direction éditoriale, et proposer l’utilisation exclusive des extraits du livre susceptibles d’intéresser Quotidien Libre.

  1. Expression sur les réseaux sociaux

Les collaborateur·ice·s de Quotidien Libre sont libres de s’exprimer comme ils l’entendent sur les réseaux sociaux, dans le respect de la liberté d’expression (article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse), et en s’interdisant d’une part la diffamation et l’injure ; d’autre part les propos appelant à la haine (apologie de crimes contre l’humanité, propos antisémites, racistes ou homophobes). Les collaborateur·ice·s doivent cependant s’exprimer en gardant à l’esprit qu’elles et ils travaillent au sein d’un collectif et que partager publiquement une opinion personnelle peut avoir des conséquences sur l’image du journal. En cas de non-respect de la charte des journalistes, les problèmes déontologiques en découlant seront examinés par la direction éditoriale et l’ensemble de la rédaction de Quotidien Libre.

  1. Charte des devoirs professionnels des journalistes

Un journaliste, digne de ce nom, prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes ; tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ; ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d’honneur professionnel ; n’accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle ; s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque ; ne touche pas d’argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées ; ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière ; cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque ; ne sollicite pas la place d’un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures ; garde le secret professionnel ; n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ; revendique la liberté de publier honnêtement ses informations ; tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ; ne confond pas son rôle avec celui du policier.

  1. Déclaration des devoirs et des droits des journalistes

Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain. Ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes. Leurs responsabilités vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics. La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulés ici. Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrètes de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la déclaration des droits qui suit.

  • Déclaration des devoirs

Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements, sont : respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître ; défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique ; publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ; ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ; s’obliger à respecter la vie privée des personnes ; rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ; garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ; s’interdire la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information ; ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire, du propagandiste ou du militant ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ; refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction. Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus. Reconnaissant le droit en vigueur, le journaliste de Quotidien Libre n’accepte, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

  • Déclaration des droits

Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception en vertu de motifs clairement exprimés. Elle et il a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de FG éditions, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou sa conscience. L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de FG éditions. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction: (mutation, promotion, etc.).

Enfin, la liberté de la presse n’est pas un privilège des journalistes, mais un droit des citoyens. Le droit à l’information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu’à la diversité des opinions est une liberté fondamentale de tout être humain. Sans information libre sur la réalité, ambitieuse dans ses moyens et pluraliste dans ses fins, il ne saurait y avoir d’authentique délibération démocratique. Régime de tous les citoyens, sans privilège de naissance, de diplôme ou de fortune, une véritable démocratie suppose que tous soient pareillement informés pour être libres dans leurs choix et autonomes dans leurs décisions. De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes. Leur première obligation est à l’égard de la vérité des faits. Leur première discipline est la recherche d’informations vérifiées, sourcées et contextualisées. Leur première loyauté est envers les citoyens et prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

©FG éditions 2013 I Quotidien Libre, journal web d'informations généralistes et politique • CPPAP n° 0324 Z 93325