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dimanche 24 juillet 2016

SPORTS > Christopher Froome remporte son troisième Tour de France

Déjà victorieux en 2013 et 2015, le Britannique a décroché son troisième Tour de France, ce soir, au terme de la dernière étape sur les Champs-Elysées


Le peloton du TDF à son arrivée le 26 juillet 2015 sur les Champs Elysées à Paris I © AFP/Archives ERIC FEFERBERG

Victorieux en 2013 et 2015, Christopher Froome a décroché son troisième Tour de France, au terme de la dernière étape sur les Champs-Elysées. Le Français Romain Bardet décroche la deuxième, place, devant le Colombien Nairo Quintana. L'Allemand André Greipel a remporté le sprint, s'offrant une nouvelle victoire sur les Champs-Elysées. Les 175 coureurs s'étaient élancés de Chantilly, à 16h50, avant d'avaler les 113 derniers kilomètres de cette édition. La course a rejoint ensuite son circuit traditionnel au niveau de la place de la Concorde, pour huit tours de 6,8 kilomètres par le Louvre, les "Champs" et l'Arc de Triomphe. FG

samedi 23 juillet 2016

MONDE > Turquie : 1.200 militaires relâchés après le putsch manqué

La justice turque a remis en liberté quelque 1.200 militaires qui avaient été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur le putsch manqué, a annoncé un procureur d'Ankara aujourd'hui.

Des soldats turcs soupçonnés d'avoir participé à la tentative de putsch emmenés au tribunal le 20 juillet 2016 à Istanbul I © AFP/Archives BULENT KILIC

"Dans cette première étape, environ 1.200 soldats ont été remis en liberté (...), il s'agit uniquement de soldats non gradés", a déclaré le procureur Harun Kodalak dans un communiqué publié dans les médias turcs et dont la teneur a été confirmée à l'AFP par un responsable. FG

MONDE > Kaboul : sanglant attentat au coeur d'une manifestation pacifique

Un tragique attentat a fait des très nombreuses victimes dont au moins 31 morts, aujourd’hui, au cœur d'une manifestation pacifique de la minorité hazara à Kaboul.

Des manifestants de la communauté hazara défilent contre un projet de ligne à haute-tension aujourd’hui I © AFP WAKIL KOHSAR

Au moins "31 personnes ont été tuées et environ 15O blessées" selon le ministère de la Santé qui craignait deux heures après les faits que le bilan s’alourdisse, alors que les victimes ont été réparties dans au moins quatre hôpitaux de Kaboul. Une explosion s'est produite en fin de cortège, revendiquée par Daesh, alors que plusieurs milliers de manifestants, issus pour l'essentiel de la communauté hazara chiite dans l'Afghanistan majoritairement sunnite, défilaient depuis ce matin dans le calme. L'attentat, le premier depuis le 30 juin dans la capitale afghane, a sans doute été commis par un kamikaze à pied au milieu de la foule, a indiqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur. Dans un communiqué le président afghan Ashraf Ghani évoque, en anglais et en dari, "plusieurs explosions", sans autre détail. Un photographe de l'AFP accouru sur les lieux a rapporté des scènes d'apocalypse, décrivant "des dizaines de corps éparpillés autour de lui" dont beaucoup totalement "démembrés". "Quand je suis arrivé sur place il y avait des dizaines de corps, plus de vingt que j'ai pu compter. J'ai vu d'autres corps mutilés, embarqués à l'arrière d'un véhicule de la police. Il y a des mares de sang partout".
"J'ai entendu un bruit sourd tout près de mon oreille" a raconté Jawad Naji organisateur du défilé et témoin de la scène. "Il y a beaucoup de morts et de blessés autour de moi, je ne sais plus où je suis".

Manifestation pacifique
Les manifestants, qui défilaient dans une ambiance calme et pacifique, parfois à vélo, entendaient protester contre un projet de ligne à haute tension gênant pour leur territoire, en province de Bamiyan (centre). Pour les dirigeants hazaras, ce tracé est un nouveau signe de discrimination à l'égard de leur communauté et de leur province, la moins développée d'Afghanistan. Selon le photographe des manifestants en colère ont commencé à s'en prendre aux forces de police qui ont ceinturé la zone de l'attentat, exprimant leur colère face à ce bain de sang.
Dans un communiqué, le président afghan qui a exprimé sa "tristesse" a dénoncé ces "terroristes infiltrés au coeur d'une marche pacifique pour martyriser de nombreux citoyens", signalant que "des membres des forces de sécurité" figurent au nombre des victimes. Le mouvement taliban a démenti toute responsabilité dans un communiqué, les insurgés islamistes dénonçant des "tentatives de divisions" au sein du peuple afghan. La minorité des Hazaras, qui compte trois millions de personnes, a été persécutée durant des décennies et des milliers de ses membres ont été tués à la fin des années 1990 par Al-Qaïda et les talibans, majoritairement des pachtounes sunnites. Le dernier attentat enregistré à Kaboul qui remonte au 30 juin avait visé un convoi de jeunes policiers, faisant plus d'une trentaine de morts et près de 80 blessés. 
"La France condamne l’attentat commis aujourd’hui à Kaboul qui a fait de très nombreux morts et blessés, a déclaré par voie de dépêche le Porte-Parole du Ministère des affaires étrangères. Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés. La France se tient au côté du peuple afghan et de ses autorités dans cette épreuve. Elle soutient l’Afghanistan dans sa lutte contre le terrorisme". FG

vendredi 22 juillet 2016

MONDE / HIGH-TECH & NET > Pokémon Go fever !

Entrer dans un champ de mines, traverser la rue sans regarder, ou pénétrer dans une zone interdite... les fans de Pokémon Go sont prêts à tout pour attraper Pikachu et consorts. Une chasse virtuelle, qui enfièvre ados et trentenaires, jusqu'à la Bourse de Tokyo, aux conséquences bien réelles.

©AFP/Archives TIZIANA FABI

Après avoir chassé ces monstres de poche sur leur console, les joueurs peuvent désormais les capturer sur leur smartphone grâce à la réalité augmentée, technologie qui fait apparaître des éléments virtuels dans le monde réel. "En touchant plusieurs générations, des nostalgiques qui ont connu la naissance de Pokémon en 1996 aux plus jeunes, ce jeu parvient à toucher une masse colossale de joueurs et possède les atouts pour devenir la référence en matière de réalité virtuelle", explique à Laurent Michaud, responsable du pôle des loisirs numériques au sein du laboratoire d'idées Idate. Si Pokémon Go n'est officiellement disponible que dans une quarantaine de pays, des impatients ont trouvé comment contourner cette restriction et c'est une grande partie de la planète qui y joue actuellement. Le chasseur de Pokémon se reconnaît à sa capacité à marcher dans la rue, les yeux rivés sur son smartphone à scruter murs et trottoirs. 
La France aurait dû accueillir Pikachu et consorts la semaine passée, en même temps qu'une grande partie du reste de l'Europe. The Pokémon Company International, groupe qui gère la marque, a choisi de reporter leur arrivée après l'attentat de Nice. "En signe de respect (...) en cette période de deuil national", officiellement, mais certains sites spécialisés y ont vu la crainte d'attroupements peu compatibles avec l'état d'urgence. La recherche effrénée de monstres à ajouter à son bestiaire les yeux rivés sur l'écran du téléphone a conduit à des situations inattendues. En Indonésie, un Français a ainsi été interpellé après être entré dans une base militaire en jouant à "Pokémon Go". L'homme a été interrogé plusieurs heures avant d'être relâché.

"Conducteurs, ne jouez pas à Pokemon Go"
En Bosnie, des joueurs ont été mis en garde afin d'éviter les champs de mine, héritages de la guerre intercommunautaire qui a touché le pays entre 1992 et 1995. La marine israélienne a de son côté publié une photo de ses forces capturant un Pokémon en pleine mer, avec la mention : "Il y a des Pokemon que nous seuls pouvons attraper". Côté palestinien, dans un tweet largement relayé, on voit Pikachu émerger des décombres d'une maison à Gaza... En France, la gendarmerie nationale a tweeté des conseils aux "dresseurs" de Pokémon : "Conducteurs, ne jouez pas à Pokémon Go" et "Piétons, redoublez d'attention". Les réseaux sociaux mettent également en avant quelques dangers liés à l'utilisation de l'application, certains messages critiquent par exemple les joueurs qui se retrouvent au milieu de la chaussée pour continuer leur chasse au monstre. 
Prenant les devants, le gouvernement japonais a publié un dépliant des bonnes pratiques pour sensibiliser les enfants aux risques pouvant être liés à Pokémon Go. Il leur est ainsi conseillé par exemple de ne pas y jouer à vélo, de porter un chapeau lors des traques par forte chaleur ou de ne pas s'aventurer dans des endroits dangereux. Sans faire de lien direct avec la sortie de Pokémon Go, l'organe religieux le plus important d'Arabie saoudite a lui de nouveau publié une fatwa datant de 2001, interdisant les jeux mettant en scène ces créatures. FG

JUSTICE > Affaire Morandini : François Baroin va plaider contre l’animateur

Suite aux révélations de nos confrères aux Inrocks, l’association "La voix de l’enfant" a décidé de se constituer partie civile. Elle sera représentée par François Baroin, l’élu Républicain qui est aussi avocat.

François Baroin va plaider contre Jean-Marc Morandini I ©maxppp

Le scandale des castings licencieux de Jean-Marc Morandini devrait se terminer au tribunal : après les troublantes révélations des Inrocks sur "pratiques douteuses" de l’animateur, plusieurs comédiens de la web-série Les Faucons devraient déposer plainte pour harcèlement sexuel et travail dissimulé. En parallèle, l’association La Voix de l’Enfant a décidé de se constituer partie civile et sera défendue par François Baroin, comme le révèle le Scan du Figaro.

"La Voix de l'enfant mène un combat, notamment autour de l'incitation à la débauche. Il s'agit d'y voir plus clair même si monsieur Morandini est, comme n'importe qui, encore présumé innocent" indique l’ancien ministre, associé de Me Francis Szpiner. "Quel que soit le sujet le plus minime, qu'il concerne monsieur Morandini, monsieur Durant ou monsieur Dupond, c'est notre rôle de nous constituer partie civile" poursuit François Baroin, répondant aux propos de Jean-Marc Morandini qui avait accusé l’association d’être manipulée par Matthieu Delormeau.
Le journaliste, dans la tourmente depuis plusieurs jours, a lui aussi saisi la justice contre Les Inrocks, Matthieu Delormeau et Marc-Olivier Fogiel. Ce dernier serait, selon l’accusé, à l’origine d’un complot mené dans le but de nuire. FG

SANTÉ > Asthme : des risques accrus près d’exploitations de gaz de schiste

Une vaste étude révèle que les personnes asthmatiques vivant près des exploitations de gaz de schiste sont exposées à un risque d'asthme jusqu'à quatre fois plus élevé que les populations malades plus éloignées.

Photo : wavebreakmedia - Shutterstock

Décriée pour des risques environnementaux jugés trop importants pour les passer sous silence, l'exploitation du gaz de schiste se voit aujourd'hui confrontée à des observations la mettant sérieusement en cause vis-à-vis de la santé humaine. Les résultats d'une vaste étude parue dans la revue scientifique JAMA Internal Medicine présentent ainsi un risque d'asthme sensiblement plus élevé pour les populations vivant près de ce type d'exploitations. Des chercheurs de l’université Johns-Hopkins se sont géographiquement focalisés sur l'état américain de Pennsylvanie, où sont observées des opérations de forage de gaz et d'huiles de schiste.
Ces scientifiques ont procédé à l'analyse de dossiers médicaux appartenant à plus de 35.000 personnes, sur une période allant de 2005 et 2012. Les individus concernés : des patients atteints d'asthme, âgés de 5 à 90 ans. Il a été relevé qu'en huit ans, plus de 20.700 crises d'asthme ont conduit les malades à se faire prescrire des corticostéroïdes, 4.782 crises sévères ont entraîné une hospitalisation et quelque 1.900 crises modérées se sont terminées aux urgences. L'étude révèle aussi que les populations asthmatiques résidant près des puits d'exploitation sont exposées à un risque d'asthme entre 1,5 à 4 fois supérieur à celui des personnes malades vivant loin de ces points. Autre constat, celui d'une manifestation de l'asthme plus fréquente en période de production du gaz, sachant que cette affirmation peut s'étendre des années durant.

"Une approche plus prudente" à adopter
Pour le professeur Brian Schwartz du département sciences de la santé environnementale à l’université Johns-Hopkins, le moment est venu de considérer davantage ces résultats et d'autres dirigés dans le même sens : "Nous sommes préoccupés par le nombre croissant d’études pointant des effets de cette industrie sur la santé. Nous pensons qu’il est temps d’adopter une approche plus prudente pour développer des puits en gardant un œil sur les impacts environnementaux et sanitaires". AF

MONDE > Syrie : les forces antijihadistes donnent 48H à Daesh pour quitter un de ses fiefs

Les forces antijihadistes syriennes soutenues par Washington ont donné "48 heures" à Daesh pour quitter son fief de Minbej, deux jours après des raids de la coalition qui auraient tué plusieurs dizaines de civils.

La ville d'Idlib en Syrie après un bombardement aérien, le 20 juillet 2016 I AFP/Archives DELIL SOULEIMAN

Minbej est l'un des principaux théâtres des combats meurtriers en Syrie. Au moins 43 nouveaux civils ont été tués dans des bombardements, en majorité menés par le régime, sur des zones tenues par la rébellion, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'ultimatum a été lancé par les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui tentent depuis le 31 mai de s'emparer de Minbej, ville du nord servant de point de passage à l'approvisionnement des régions contrôlées par le groupe Etat islamique (EI). Ces forces ont réussi à entrer dans la ville sans parvenir toutefois à en chasser les jihadistes, qui résistent avec acharnement à coups d'attentats suicide et de voitures piégées. "Afin de préserver les vies des civils (...) et d'épargner la ville elle-même, nous annonçons que nous acceptons l'initiative prévoyant la sortie des combattants de l'EI assiégés avec leurs armes individuelles", indique un communiqué du Conseil militaire de Minbej, partisans des FDS. "Ils ont 48 heures pour sortir à compter de la publication de ce communiqué (...) Cette initiative est la seule et la dernière chance pour les combattants de l'EI", selon cet appel.

La coalition accusée
Une source au sein de ce Conseil a expliqué que cette initiative avait été avancée par des chefs de tribus de Minbej, il y a une semaine. "Nous l'acceptons maintenant après que l'EI a utilisé les civils comme boucliers humains et en raison de la pression médiatique sur nous" à la suite des raids meurtriers de mardi, a encore précisé cette source sous couvert de l'anonymat. Au moins 56 civils dont 11 enfants ont été tués dans des frappes de la coalition internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis en fuyant le village d'Al-Toukhar près de Minbej, selon l'OSDH, qui dispose d'un vaste réseau de sources à travers la Syrie. L'Observatoire avait indiqué qu'il s'agissait "vraisemblablement d'une erreur", les avions ayant pris les civils pour des jihadistes. Les Etats-Unis ont reconnu avoir mené des frappes près de Minbej et assuré qu'ils allaient enquêter sur ces informations. Indignée, l'opposition syrienne, qui avait avancé le chiffre de 125 morts, a appelé la coalition à suspendre ses frappes afin d'enquêter sur ces raids. Des appels à manifester dimanche à travers le monde ont été lancés par des militants syriens. Sur le front de Minbej, les FDS sont parvenues dans la nuit à s'emparer d'un nouveau quartier dans le sud de la ville, les rapprochant davantage du centre. Les combats se poursuivaient notamment dans les quartiers ouest, parallèlement à des bombardements de la coalition, d'après l'OSDH. VF