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jeudi 26 mai 2016

HIGH-TECH & NET / SANTÉ > "Skyn", le bracelet qui mesure en temps réel votre taux d'alcoolémie

Créé par une entreprise américaine spécialiste des alcootests, l'e-bracelet Skyn mesure l'alcool contenu dans votre sang. Comment ? A partir de la sueur de votre poignet.

©BACtrack Skyn™

BACTrack, entreprise spécialiste des alcootests, vient de mettre au point un bracelet connecté pour aider les consommateurs à mieux leur taux d’alcoolémie, mais aussi à jouer la mesure au concours de lever de coude.

Des données transmises à un médecin
Baptisé Skyn, le bracelet muni d’un capteur électronique détecte les molécules d’éthanol émises dans la sueur du poignet, environ 45 minutes après la consommation d’alcool. Les informations sont ensuite envoyées en temps réel vers une application pour smartphone [qui fonctionne uniquement sous iOS, pour le moment]. Paramétré, le téléphone peut même envoyer un message à une tierce personne, transmettre les données à un médecin ou les exporter par mail. "Nous voulions faire un appareil non invasif que l’utilisateur n’aurait pas à déclencher. Un produit cool qu’il aurait envie de porter", explique Keith Nothacker, PDG et fondateur de BACTrack.

Un prix aux États-Unis
Skyn a remporté un concours lancé par le National Health Institute. L’entreprise travaille déjà à trouver une technologie discrète permettant de détecter les états alcooliques, aussi bien aux autorités qu'au grand public. BACTrack doit cependant attendre la validation du Food and Drug Administration, le gendarme américain de la santé, avant de commercialiser son bracelet connecté. FG

ÉCONOMIE > Les crédits aux micro-entreprises en hausse de 5,3% au 1er trimestre

La croissance des encours de crédit aux micro-entreprises ou TPE (très petites entreprises) a accéléré au premier trimestre 2016, affichant une hausse de 5,3% par rapport à la même période un an plus tôt, selon les données publiées par la Banque de France.

©Reuters

Cette progression vient après des hausses de 3,8% au quatrième trimestre 2015 et 3,9% au troisième. L'accélération s'est manifestée au niveau des crédits immobiliers, dont l'encours a progressé de 7,5% sur un an à fin mars après 6,1% en fin d'année 2015, plus rapidement que celui des crédits à l'équipement (+3,3% après +2,0%). Les crédits de trésorerie ont également accéléré, avec une hausse de 5,0% au premier trimestre contre 1,2% au quatrième trimestre 2015.

L'encours des crédits bancaires aux microentreprises atteignait 250,9 milliards d'euros au 31 mars. Comme lors du trimestre précédent, la production de nouveaux crédits s'est élevée à 15,5 milliards d'euros au premier trimestre, près de la moitié de cette somme correspond à des crédits à l’équipement, note la Banque de France. JB-M

SOCIÉTÉ > Loi Travail : volonté de dialogue sur l'article 2 pour Bruno Le Roux (PS), pas pour Stéphane Le Foll

Invité de Questions d'Info LCP-France Info-Le Monde-AFP, Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, s'est dit prêt à des discussions sur l'article 2 du projet de Loi Travail, principal point de blocage avec les syndicats opposés au texte. Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, indique-lui que "ce n'est pas prévu".

Bruno Le Roux propose une évolution sur l'articulation entre l'accord d'entreprise et l'accord de branche I ©AFP/GEOFFROY VAN DER HASSELT

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale est désormais prêt à un dialogue autour de l'articulation entre accords de branche et accords d'entreprise, principal point de blocage avec les syndicats opposés au texte. Il fait une proposition, celle que la branche donne "un avis a priori" et non a posteriori à l'accord d'entreprise. Bruno Leroux est également revenu sur la question des heures supplémentaires : "La discussion doit être aussi ouverte sur le fait de (laisser) le paiement des heures supplémentaires à l'appréciation d'un accord d'entreprise" ou au niveau des branches. "Je souhaite que ces deux questions soient discutées avec les syndicats qui se sont engagés sur le texte, je pense notamment à la CFDT et à l'Unsa et avec les syndicats qui ne soutiennent pas le texte. Je pense notamment à Force ouvrière". Impossible de dire encore si ces propositions engagent le gouvernement.

L'inversion de la "hiérarchie des normes" prévue par l'article 2 du projet de loi El Khomri donne la primauté à l'accord d'entreprise plutôt qu'à l'accord de branche en matière notamment de temps de travail. C'était le point le plus critiqué. Il représentait à lui seul plus d'un tiers des amendements déposés à l'Assemblée nationale. "Il n'est pas prévu de revoir les principes de l'article 2" sur les accords d'entreprise explique Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement. "Ce n'est pas ce que demande la CGT", qui souhaite le retrait pur et simple de la loi. FG

mercredi 25 mai 2016

SANTÉ > Déserts médicaux : 50.000 euros pour s'y installer propose l'Assurance maladie

Vers une augmentation de 5.000 euros pour s'installer dans un désert médical ? L’Assurance maladie y pense fortement et même préconise cette mesure dans un document, qui a été présenté aux syndicats.

©afp.com/FRED DUFOUR

Des zones sous-dotées en praticiens, il y en a de plus en plus en France malgré les aides et subventions déjà accordées par l'Assurance maladie aux médecins qui acceptent de s'installer dans un "désert médical" en banlieue ou à la campagne. L’Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam), propose aux syndicats, lors d'une nouvelle séance de négociation pour la future convention, un document où l'offre forfaitaire atteindrait 50.000 euros pour trois ans minimum dans une zone considérée comme fragile. Soit une augmentation de quelque 5.000 euros. Actuellement, l'aide financière baptisée "option démographie" et destinée à attirer les médecins dans les déserts médicaux, "n'est pas suffisamment attractive", a constaté l'Assurance maladie après avoir enquêté durant deux mois sur le territoire français. Entre 2013 et 2014, sur 485 nouveaux médecins installés, 190 ont adhéré à cette option démographique, soit 39% des nouveaux installés en zone déficitaire, relève l'organisme.

Pas assez ambitieux ?
Le régime social avance plusieurs explications à ce faible taux : une méconnaissance du dispositif, un versement de l'aide "trop tardif" au regard de la date d'ouverture du cabinet, un montant aux deux tiers proportionnels à l'activité "alors que les médecins nouveaux installés ont justement une activité moindre durant les premiers mois". Conséquence, l'aide bénéficie prioritairement aux médecins déjà installés (deux tiers du montant total de l'enveloppe), qui ont par ailleurs une activité plus importante que la moyenne de leurs confrères, avec un effet moindre pour les spécialistes (moins de 2% des adhérents). Mais ce type de praticiens est également très recherché dans les zones fragiles. L’Assurance maladie propose donc de recentrer cette aide vers les médecins qui s'engagent à une activité dans la zone durant trois ans, ainsi qu'à ceux qui s'installent dans un "mode d'exercice regroupé". Fixé à 50.000 euros, ce forfait serait versé en deux fois : la première moitié lors de l'installation et la seconde l'année suivante. Des majorations pourraient également être accordées en cas de réalisation de vacations au sein des hôpitaux de proximité. En effet, comme le précise le quotidien économique Les Echos, ces établissements ont également des soucis de recrutement "pour garder leurs services ouverts comme l'ont montré les fermetures de services d'urgences l'été dernier".

Aide à la transition générationnelle
Afin de soutenir les médecins préparant leur succession, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnamts) propose également la mise en place "d'un contrat de transition" durant trois ans réservé aux soignants âgés de plus de 60 ans et qui accueillant un "associé nouvel installé" de moins de 50 ans. Une majoration de 10% des honoraires annuels, plafonnée à 20.000 euros par an, serait versée au médecin en fin d'activité, qui continuerait de percevoir l'option démographique jusqu'au terme de son contrat. La Cnamts ouvre également la possibilité pour les Agences régionales de santé (ARS) d'accorder "une aide bonifiée" aux médecins de certaines zones sous denses "particulièrement fragiles". L'aide à l'installation serait alors majorée dans la limite de 20% et l'aide à l'activité prévue dans le cadre du "contrat de transition" portée à 20% des honoraires annuels. Ces aides bonifiées ne pourraient bénéficier au "maximum" qu'à 20% des médecins éligibles dans la région.

Enfin, dans ce document, il est précisé que la demande des syndicats "d'accroître l'aide aux médecins qui effectuent de simples vacations en zone fragile, sans y être installés : 14 jours de présence suffiraient contre 28 aujourd'hui, et la majoration de 10 % des consultations et visites deviendrait une majoration des honoraires annuels, sur tous les actes, dans la limite de 20.000 euros". Une remarque : cette "option solidarité" ne compte aujourd'hui que 28 adhérents. Elle reste plus que confidentielle. FG

FAITS DIVERS > Attentats : la liste inquiétante de cibles françaises potentielles dans l'ordinateur de Salah Abdeslam

Une liste de cibles potentielles en France aurait été découverte sur un ordinateur retrouvé au sein de la planque de Salah Abdeslam en Belgique. Y figurent Marseille et Toulouse…

Salah Abdeslam aurait conservé sur son ordinateur une liste de cibles d'attaques terroristes potentielles I MaxPPP/PHOTOPQR/Alexandre MARCHI

Une liste de cibles potentielles en France a été découverte dans un ordinateur retrouvé le 15 mars dernier dans un appartement de Forest (Belgique), commune qui a servi de planque à Salah Abdeslam. Selon nos confrères de BFMTV, les enquêteurs sont persuadés que l'ordinateur appartient au témoin clé des attentats parisiens de novembre 2015.

Parlement européen et port de Marseille
Cette liste laisse imaginer que le seul membre des commandos encore vivant aurait eu d'autres projets terroristes. Ainsi, la zone portuaire de Marseille et "le quartier d'affaires de La Défense, dont l'enquête a déjà démontré qu'Abdelhamid Abaaoud y projetait un attentat" sont cités, rapporte BFMTV. Attaques au drone ou à l'avion piégé, les scénarios évoqués sont multiples. Ainsi, quand les cibles sont la zone aéroportuaire de Toulouse-Blagnac ou le Parlement européen à Strasbourg, on parle d'attentat-suicide ou de fusillade.

Des vidéos de Mohammed Merah ou des images de Daesh
Pour rappel, dans "Quel mode opératoire pour quelles cibles ?", document du renseignement militaire français, sept cibles potentielles étaient citées. Outre les quatre sites évoqués dans les fichiers, figuraient également le Musée européen de Lille, le pont de Saint-Nazaire et la zone d'hydrocarbure de Lyon-Sud.  Salah Abdeslam aurait donc pu s’inspirer de ce document publié en janvier dernier dans les médias français alors qu'il était en cavale. Dans les dossiers de l'ordinateur, dont l'un nommé est "Salah", les enquêteurs ont également découvert des vidéos de Mohamed Merah [auteur des tueries de Toulouse, NDLR], des attentats du 13 novembre ou encore des images de propagande de Daesh. FG

CULTURE > Cinéma : "Elle", mélange d’innocence et de perversion

Isabelle Huppert, c’est Elle, héroïne aux nerfs solides de Paul Verhoeven qui adapte Oh... , le roman de Philippe Djian. Mystérieuse, distante voire glaçante.

Isabelle Huppert, c’est Elle I ©Reuters

On parle d’Elle, depuis que le projet a été évoqué sur la Croisette en 2014. Et cette année, le film se retrouvait logiquement en compétition au festival de Cannes. Il faut dire que le film du sulfureux Paul Verhoeven, mettant en scène Isabelle Huppert, a de quoi attiser la curiosité. Qui a oublié Sharon Stone dans Basic Instinct ? Le film du réalisateur Néerlandais est très attendu en salle, tant le cinéaste est reconnu dans son pays (La chair et le sang, Black Book) comme à Hollywood (Total Recall, Starship Troopers). Aujourd’hui, en adaptant le roman de Philippe Djian, il se montre tout aussi puissant, intriguant dans un film tourné dans la capitale avec des acteurs francophones. Oh... devient Elle, et elle, c’est Isabelle Huppert.

Isabelle Huppert dans l'un de ses meilleurs rôles 
Une femme ouvre la porte vitrée de sa résidence cossue pour laisser entrer son chat lorsqu’un homme masqué se précipite pour la repousser à l’intérieur et la violer avant de prendre la fuite. Elle va se relever, étrangement calme… Les héroïnes de Paul Verhoeven n’ont pas froid aux yeux. Même si Michèle veille à faire changer toutes les serrures de sa demeure, elle va reprendre le cours de sa vie sans rien dire aux autres. Tout aurait pu s’arrêter là si des messages de l’agresseur ne l’amenaient pas à vouloir chercher son violeur parmi son entourage.
Avec Elle, on passe du thriller stressant à un portrait de femme forte, mystérieuse, sachant jouer de son charme comme de sa verve pour arriver à ses fins, évoluant dans un milieu d’homme qu’elle domine. Avec sa meilleure amie, Michèle dirige une entreprise de jeux vidéo. Elle entretient toujours son fils qui n’a pas encore grandi alors qu’il souhaite devenir père, soutient son ex-mari (Charles Berling) qui n’arrive pas à écrire son prochain livre, malmène un amant (Christian Berkel) qui ne l’intéresse plus et tente d’en séduire un autre... À ses côtés, les hommes ressemblent à des pantins. Est-ce pour cela que Michèle se sent attirée par son agresseur ? Mais comme Erika, héroïne de La pianiste de Michael Haneke, Michèle a ses failles et ses perversions que Paul Verhoeven nous laisse découvrir à petite dose : une blessure d’enfance, une innocence brisée. Michèle, les dévoile avec une froideur stupéfiante. Laurent Lafitte et Virginie Efira sont ses voisins bienveillants, sans oublier Anne Consigny, Judith Magre, Alice Isaaz et Vimala Pons qui, toutes, incarnent des femmes menant leur petit monde... à la baguette. VF

POLITIQUE > Un journaliste français expulsé à son retour en Egypte

Le correspondant de La Croix et de RTL en Egypte s'est vu refuser l'entrée dans le pays à son retour de dix jours de vacances en France, lundi, et a été renvoyé à Paris "sans motif", fait savoir ce jour le quotidien La Croix.  

© Capture d'écran Linkedin | Rémy Pigaglio, correspondant au Caire expulsé d'Egypte mercredi 25 mai 2016.

Rémy Pigaglio a été arrêté à son arrivée au Caire et a passé la nuit en cellule avant d'être renvoyé mardi soir en France, précise le quotidien.

"Plusieurs éléments semblaient indiquer que les renseignements égyptiens étaient à l'origine de la décision d'expulsion", écrit le journal. Avant de monter dans l'avion qui le ramenait en France, Rémy Pigaglio a déclaré à La Croix ne pas savoir "pourquoi cette décision d'interdiction d'entrer sur le territoire a été prise".

"La France regrette vivement cette décision des autorités égyptiennes, vient de déclarer Jean-Marc Ayrault, via une dépêche. Partout dans le monde, elle défend la liberté d’expression et la liberté de la presse. Le Président de la République l’a rappelé publiquement lors de sa visite d’Etat en Egypte les 17 et 18 avril 2016". Le ministre des affaires étrangères et du développement international, a évoqué la situation du journaliste avec Sameh Choukri, son homologue égyptien. "Notre ambassadeur au Caire et son équipe ont été en contact avec Rémy Pigaglio et sa famille. Ils ont effectué plusieurs démarches à tous les niveaux auprès des autorités égyptiennes afin qu’elles reconsidèrent leur décision". Accrédité par le centre de presse égyptien, Rémy Pigaglio était autorisé à travailler en Égypte depuis août 2014. AF 

SAVEURS / ÉCONOMIE > Guy Martin en appelle au bon sens... et au gouvernement

Et si soutenir le savoir-faire nous coûtait moins cher ? déclare Guy Martin chef des cuisines du mythique Grand Véfour à Paris.

Guy Martin, chef étoilé du Grand Véfour I ©AFP

Parce qu’elle est un héritage qu’il faut préserver, partager et transmettre, la cuisine française mérite un soutien sans faille au même titre que les dons aux associations, les œuvres de charité ou certains investissements immobiliers. Pourquoi ne pas imaginer alors au même titre que les dons, une réduction d’impôts à hauteur de 2 000€ sur une période de 6 mois -d’ici à la fin 2016- pour les particuliers qui souhaitent soutenir les restaurants ? Allier plaisir et action solidaire serait une belle preuve d’engagement collectif selon le Chef Martin.

Comme certains services à la personne, il serait facile d’imaginer que la réduction d’impôts soit égale à 75 % des versements liés aux additions, dans une limite fixée par le gouvernement. « Les grandes tables comme les bistrots entre amis ne sont pas toujours accessibles au plus grand nombre et souffrent des suites des événements et du contexte général : tirons-en le parti pour inciter le retour au restaurant, le plaisir de partager et de sortir de "l’ordinaire", grâce à un petit coup de pouce de nos services fiscaux".  

"Partager la philosophie du ‘bien manger’ le temps d’un repas et soutenir les restaurateurs - passeurs d’art de vivre à la française - c’est déjà un acte social !" s’enthousiasme le chef. FG