Publicité

vendredi 24 juin 2016

CONSO > Et l'eau se transforma en bière

Connu pour ses machines à créer des sodas en tous genres, SodaStream s'apprête à commercialiser un appareil qui devrait plaire à tous les amateurs d'apéritifs. La société israélienne a imaginé un dispositif permettant de transformer l'eau… en bière !

©SodaStream

Surnommée Beer Bar, la machine reprend les codes des créations précédentes. Comme initier, l’appareil va produire de l'eau pétillante, à laquelle le consommateur ajoutera une solution concentrée : Blondie. Le mélange va donner ainsi naissance à une mousse bien fraîche, doublé d’un taux d'alcool de 4,5%. À partir d'une bouteille d'un litre de Blondie, il sera possible d'obtenir environ 15 verres de 20 centilitres de bière, soit l’équivalent de trois litres de boisson au total.

Sodastream promet une boisson au "goût authentique, lisse et rempli d'arômes", assurant que sa bière sera identique à celles que l'on pourrait acheter dans un bar. Le PDG de la firme, Daniel Birnbaum, s'est dit ravi de "lancer une marque" surfant sur la "tendance mondiale croissante de la bière conçue à la maison". De plus en plus d'amateurs se mettent à brasser leur propre bière. Beer bar sera lancée en Allemagne, pays de l'Oktoberfest, du 17 septembre au 2 octobre 2016. Au regard de l'accueil réservé, l’appareil sera proposé peu à peu dans d'autres pays au cours de l'année 2017. AF 

ÉDITION SPÉCIALE > Brexit : Boris Johnson pour succéder à Cameron ?

L'ancien maire de Londres a gagné son pari. Il peut désormais frapper à la porte de Downing Street pour remplacer David Cameron, qui démissionnera au mois d’octobre prochain.

David Cameron et Boris Johnson, le 7 juillet 2015 I ©newstatesman.com

À bord de son bus rouge, dans lequel il a sillonné sans relâche la campagne anglaise, l’homme à la tignasse blonde ébouriffée, à l'allure légèrement négligée a fait chanceler la planète entière en parvenant à convaincre une majorité de Britanniques de "reprendre le contrôle" de leur destin. Un destin hors de l'UE que ce député conservateur de 52 ans a vendu avec emphase et exagération comme "le triomphe de la démocratie" et qu'il a promis florissant économiquement et préservé d'une vague de millions d'immigrés prête, selon lui, à envahir les côtes britanniques. Si même une défaite du Brexit lui promettait un poste gouvernemental selon Tim Bale, professeur de sciences politiques à l'université Queen Mary, cette victoire qui sidère le monde le place parmi "les grands favoris" pour succéder à David Cameron.

Pour autant, les médias britanniques, notamment l'Evening Standard, estimaient que David Cameron pourrait rester à son poste au moins jusqu'à l'automne, afin de calmer les marchés qui se sont écroulés à l'annonce de la victoire du "Out". Boris Johnson faisait d'ailleurs partie des 84 députés eurosceptiques à avoir appelé jeudi soir au maintien de David Cameron à Downing Street quelle que soit l'issue du référendum. "Il y a plusieurs candidats qui peuvent le battre", a également déclaré Tim Oliver de la London Schools of Economics.

Boris Johnson voulait ainsi être "roi du monde"
Né à New York en 1964, Alexander Boris de Pfeffel Johnson voulait ainsi être "roi du monde" dès son plus jeune âge, confie sa sœur Rachel à son biographe Andrew Gimson. Au fil de son éducation, des plus élitistes, l'aîné d'une fratrie de quatre n'a cessé d'affirmer ses rêves de grandeur, ayant décroché une bourse pour le prestigieux Eton College et le non moins glorieux poste de président du club de débat Oxford Union. À sa sortie de l'université, il entame une carrière journalistique au Times qui le licencie à peine un an après pour avoir inventé une citation -et surtout pour avoir menti sur le fait de l'avoir inventée. Le Daily Telegraph le repêche et l'envoie à Bruxelles où il officiera de 1989 à 1994.

Journaliste "favori" de Margaret Thatcher
Déjà, à coup d'exagération et même parfois d'entourloupes, Boris Johnson bouscule la couverture pépère de l'époque et devient "le journaliste favori" de Margaret Thatcher en relatant par le menu les actions les plus insolites de l'exécutif européen (taille des saucisses, toilettes...). "Il n'inventait pas à proprement parler les histoires mais il était dans l'exagération", se souvient Christian Spillmann, journaliste à l'AFP en poste à Bruxelles durant "les années Boris".
C'est également à Bruxelles -où il a passé une partie de son enfance- que son premier mariage avec Allegra Mostyn-Owen, rencontrée à Oxford, se délite et qu'il renoue avec une amie d'enfance, Marina Wheeler, aujourd'hui son épouse et la mère de ses quatre enfants. Élu député pour la première fois en 2001, c'est en ravissant la mairie de Londres aux travaillistes en 2008 qu'il acquiert une stature nationale. Réélu en 2012, c'est moins son bilan, jugé assez "maigre" par certains, outre quelques réussites emblématiques comme les "Boris bikes" (vélos en libre-service) ou les jeux Olympiques, que sa personnalité qui séduit. Une personnalité qui n'a pas fini de plaire dans un pays où l'euroscepticisme a triomphé vendredi... VF

SANTÉ > "Kinder surprise" et "Happy meal" interdits au Chili

A partir de lundi prochain, c'est fini ! Kinder surprise, produits de la société italienne Ferrero, seront interdits au Chili, tout comme la boîte pour enfants Happy meal de McDonald’s.

Le Chili devient le second pays à interdire les Kinder surprise après les États-Unis I Capture d’écran

Motif ? Le surpoids des habitants du pays. Le Chili est inquiet : "Nous avons une société vraiment malade, il était nécessaire d’avoir des politiques publiques très fortes", explique le président du Collège des nutritionnistes du pays. Le Chili veut notamment protéger les enfants, en empêchant les industriels de l'agroalimentaire de les attirer vers la "malbouffe" grâce à des jouets.

Plus de 60% de chiliens en surpoids
Le Chili, considéré comme un modèle de croissance en Amérique latine, est aussi, dans la région, un des premiers consommateurs de boissons sucrées, de glaces et de pain. Ces dix dernières années, le diabète y a explosé, avec 80% de cas supplémentaires. Aujourd’hui, plus de 60% des habitants (et un tiers des enfants de moins de 6 ans) sont en surpoids.

Interdits aussi aux Etats-Unis
Kinder surprise est aussi interdits aux Etats-Unis. La raison invoquée est la sécurité : ils contiennent un jouet à l'intérieur, qui pourrait être malencontreusement ingéré par l'enfant et provoquer son étouffement. "Les produits de confiserie contenant un objet sans valeur nutritive, partiellement ou totalement encastré, ne peuvent pas être vendus aux États-Unis", dit précisément une loi prise en 1938. AF 

ÉDITION SPÉCIALE / OPINION > Victoire du Brexit : le choc

Toute une frange des britanniques se sont levés avec la gueule de bois ce matin. Les votants se sont prononcés en faveur du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne.

©maxppp

C'est une mauvaise nouvelle pour l'Europe. Le risque de détricotage de l'Union européenne est désormais présent aujourd'hui. Mais les pays membres doivent réagir et montrer des signaux forts d'unité. Pour Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris, président de l'institut Jean Lecanuet et vice-président de la Commission des affaires européennes du Sénat, "le Brexit ne signifie pas la fin de l'Union européenne, mais sa renaissance. La naissance d'une Europe fédérale". Une volonté politique forte de ses dirigeants doit s’appliquer pour mener les réformes indispensables à son évolution.

Cette campagne serrée a mis en évidence les failles de l'Union européenne dans sa configuration actuelle. Les hommes et femmes politiques européens peuvent désormais s'emparer de l'Europe et s'impliquer dans sa reconstruction. Nous ne pouvons plus laisser le pouvoir à la technostructure tel qu’il est en application depuis plusieurs années. L'Europe continue d’avancer, certes, mais elle doit avoir le courage d'évaluer ses faiblesses. Aujourd’hui, nous devons épaissir l'Union européenne avec une gouvernance politique et économique renforcée. La zone euro doit prendre plus de poids.

"François Hollande et Angela Merkel doivent maintenant prendre une initiative majeure, explique le Sénateur de Paris. Le départ des Britanniques doit être le signal d'une véritable reconstruction pour l'Europe, en particulier pour les pays de la zone euro et d'un noyau dur d'Etats, qui devront très vite donner des signes concrets de leur volonté irréductible d'aller de l'avant. Cette volonté d'un "traité de Rome du xixe siècle" devra aussi apporter des réponses fortes en termes de défense européenne et d'immigration". JB-M

MONDE > Colombie : Farc et gouvernement signent un accord de cessez-le-feu

Le gouvernement colombien et la guérilla des Farc ont signé un accord historique sur un prochain cessez-le-feu définitif et le désarmement de la rébellion lors d'une cérémonie officielle à La Havane.

Juan Manuel Santos (à gauche), serre la main du chef des FARC, Rodrigo Londoño (à droite) - (23.09.15) I LUIS ACOSTA / AFP

Cet accord ne comporte pas de date précise mais doit entrer en vigueur à partir de la signature prochaine d'un accord de paix après 52 ans de conflit. Il établit les modalités de "l'abandon des armes, des garanties de sécurité (pour la rébellion) et de la lutte contre les organisations criminelles", selon le texte lu par les médiateurs cubain et norvégien.

Récupérer les armes
L'ONU, qui a accepté en janvier de superviser le règlement final du conflit colombien, sera chargée de récupérer les armes de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste) et de les détruire une fois l'accord de paix signé avec le gouvernement. L'abandon des armes s'effectuera sous responsabilité des Nations unies, qui "recevront la totalité de l'armement des Farc", indique l'accord de fin de conflit signé par les parties. Cet accord prévoit également un délai de 180 jours pour le désarmement de la guérilla à partir de la date de signature d'un accord de paix.

Consultation populaire
Reste la question de la modalité de ratification du futur accord de paix : le président Juan Manuel Santos a toujours appelé de ses vœux un référendum, tandis que les Farc, qui exigeaient jadis une Assemblée constituante, se sont déclarés récemment ouverts à une consultation populaire. L'accord fraîchement paraphé ne tranche pas directement la question, mais les deux parties s'engagent à respecter la décision de la Cour constitutionnelle, saisie d'une proposition de référendum par le gouvernement. Il a été signé lors d'une cérémonie à La Havane, où se tiennent depuis 2012 les négociations de paix, en présence du président colombien, du chef suprême des Farc Timoleon Jimenez, de plusieurs chefs d'État et du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

"Un jour historique"
Le président colombien Juan Manuel Santos a salué "un jour historique" pour son pays, après la signature d'un accord avec la guérilla des Farc pour un prochain cessez-le-feu définitif dans le plus vieux conflit armé d'Amérique latine.  "Aujourd'hui est un jour historique pour notre pays après plus de 50 ans d'affrontements, de morts, d'attentats et de douleur. Nous avons mis un point final au conflit armé avec les Farc", a-t’il déclaré lors d'une cérémonie officielle à La Havane, où se déroulent depuis 2012 les négociations de paix, avant de préciser : "L'accord final (de paix), nous le signerons en Colombie".

"Je salue la signature à Cuba d’un accord sur le cessez-le-feu entre le gouvernement colombien et les forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), en présence de notre représentant permanent auprès des Nations unies, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. Il ouvre la voie à la conclusion rapide d’un accord de paix global pour mettre fin à un conflit qui a fait, en un demi-siècle, plusieurs dizaines de milliers de morts et plus de 6 millions de déplacés. La France apporte son soutien à ces négociations, depuis qu’elles ont été engagées en novembre 2012 […] Nous soutenons la Colombie au sein de l’Union européenne et dans les enceintes multilatérales. La présidence française du conseil de sécurité des Nations unies travaille activement à l’application de la résolution 2261 du 25 janvier 2016 qui prévoit une mission politique d’observation du cessez-le-feu. Nous nous tenons prêts à y prendre part avec nos partenaires européens". FG

POLITIQUE > Loi Travail : Manuel Valls prêt à dissoudre des groupes "ultragauche"

Le Premier ministre Manuel Valls s'est dit prêt à dissoudre des groupes de l'"ultragauche", supposés être responsable des violences en marge des manifestations anti-Loi Travail.

Le Premier ministre Manuel Valls au Sénat I ©afp

Manuel Valls a toutefois nuancé son propos, en soulignant ne pouvoir dissoudre que des organisations "qui existent", précisant ainsi la difficulté à parer à ces groupuscules.

"Inquiet"
"Je l'avais d'ailleurs dit en 2012, je suis inquiet sur la montée de cette ultragauche, qui s'en prend aux institutions de la République et qui représente des centaines d'individus", a déclaré M. Valls lors de la séance des questions au gouvernement à la chambre haute. Interrompu par un sénateur Les Républicains qui l'appelait à dissoudre des organisations, le Premier ministre a objecté : "Il faut dissoudre des organisations qui existent. À chaque fois que nous pourrons dissoudre ces organisations qui existent et qui se livrent à des violences, nous le ferons. Nous l'avons fait pour des groupes liés à l'islam radical, nous l'avons fait pour des groupes d'extrême droite. Et s'il le faut, et si les groupes sont bien identifiés, nous le ferons bien évidemment quand il s'agit de l'ultragauche". Manuel Valls ajoute : "Et je suis préoccupé, moi, par cette violence qui est celle de l'ultragauche et parce qu'elle peut produire pas seulement dans les jours et les semaines qui viennent mais dans les mois et les années qui viennent".

Accusations contre le gouvernement
Alors qu'une manifestation anti-loi travail était organisée jeudi après-midi à Paris, Manuel Valls a de nouveau assuré que les ordres donnés par le ministre de l'Intérieur étaient "particulièrement clairs pour "interpeller, protéger et faire en sorte que ces incidents n'aient pas lieu". Le Premier ministre répondait à ceux qui "mettent en cause la police et le gouvernement comme si nous organisions nous-mêmes ces violences pour discréditer le mouvement social". JB-M

ÉDITION SPÉCIALE > Brexit : le Royaume-Uni sort de l'Union Européenne, que va-t-il se passer maintenant ?

Alors que les scrutins ne sont pas entièrement dépouillés, les médias britanniques annoncent la victoire du Brexit. Que peut-il se passer dans les jours et mois à venir ? Quotidien Libre vous en dit plus.

©maxppp

Nous le découvrons petit à petit ce matin, le référendum britannique a été remporté par les partisans de la sortie de l'Union européenne à 52 % des voix des résultats provisoires. David Cameron, Premier ministre britannique fervent défenseur du Remain, pourrait démissionner. Pourtant hier, 84 parlementaires pro-Brexit lui ont adressé une lettre lui demandant de ne pas le faire quel que soit le résultat du référendum. De grosses turbulences sur les marchés financiers sont à craindre, la Livre Sterling a atteint cette nuit son plus bas niveau depuis 1985. Les bourses asiatiques sont à la peine. Les ministres favorables au Remain avaient averti du risque d'un trou noir dans les finances publiques de la Grande-Bretagne en cas de Brexit, évoquant un chiffre de 30 milliards de Livre.

Le vote de la Grande-Bretagne pourrait donner des envies à l'Ecosse, qui a majoritairement voté pour le Remain, de réclamer de nouveau son indépendance. Des conséquences sont à prévoir également en Irlande où le Sinn Fein a déjà appelé à la réunification. La Grande-Bretagne doit tenir sa promesse de quitter l'Union européenne dans les deux ans à venir mais aucun de "contrat de divorce" n'a été négocié. Les personnes désirant immigrer en Grande-Bretagne pour y travailler pourraient voir leurs projets rapidement contrariés mais là encore nul ne sait comment cela se passera sur la libre circulation. Enfin, l'Union européenne qui a prévenu qu'il n'y avait pas de "plan B" au Brexit devrait rapidement se retrouver autour de François Hollande et Angela Merkel pour envisager une suite… FG